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Points clés à retenir
- Origine ancienne et rusticité : la poule Bourbonnaise est l’une des plus vieilles races françaises, élevée depuis le XIXe siècle. Elle résiste au froid et aux maladies.
- Tempérament calme et sociable : c’est une poule facile à apprivoiser, idéale pour les familles avec enfants ou les débutants en basse-cour.
- Productivité régulière en œufs : elle pond environ 200 œufs par an, de bonne taille, à coquille brune ou crème.
L’erreur que je vois le plus souvent avant d’adopter une Bourbonnaise
Soyons honnêtes : quand on cherche une poule sur les forums ou dans une petite annonce, on regarde d’abord le plumage ou le prix. J’ai vu trop de propriétaires en clinique se plaindre que leur poule “ne pondait pas assez” ou “était malade tout le temps”. À chaque fois, la cause était simple : ils avaient choisi une race sans se renseigner sur son origine ni ses besoins réels. La Bourbonnaise, justement, elle n’est pas comme les poules industrielles qu’on trouve partout. Elle a une histoire, des exigences, et surtout une robustesse qui paie si on l’écoute.
Origine et histoire : une vieille dame campagnarde
La poule Bourbonnaise est née au XIXe siècle dans le Bourbonnais (aujourd’hui l’Allier). C’est une race très ancienne, qui a failli disparaître dans les années 1960, quand l’élevage intensif a tout uniformisé. Ce que personne ne vous dit : elle a été sauvée par des passionnés locaux dans les années 2000. Concrètement, ça donne quoi ? Une poule dressée pour la vie en extérieur, qui se nourrit en partie de ce qu’elle trouve (herbe, insectes) et qui résiste aux hivers humides. En clinique, j’ai vu des Bourbonnaises de 8 ans encore en pleine forme – c’est rare ailleurs.
Caractère : une poule attachante pour petits et grands
La Bourbonnaise est réputée pour son tempérament doux et calme. Contrairement à certaines races nerveuses (comme la Leghorn), elle se laisse approcher sans stress. La bonne nouvelle : c’est une excellente poule de compagnie pour les familles avec enfants. Elle ne picore pas les doigts et supporte même les caresses. Je me souviens d’une cliente qui avait adopté une Bourbonnaise pour ses deux enfants : au bout d’une semaine, la poule venait se poser sur leurs genoux. Ce n’est pas si compliqué, vraiment, si on prend le temps de l’habituer dès l’âge de quelques semaines.
Reproduction et œufs : une pondeuse sans excès mais régulière
Cette race pond environ 200 œufs par an, soit un toutes les 36 heures environ. La bonne nouvelle : les œufs sont de bonne taille, à coquille brune ou crème, savoureux. J’ai vu trop de propriétaires vouloir à tout prix améliorer la ponte avec des aliments industriels bourrés d’additifs. Et c’est là que ça se complique : la Bourbonnaise n’a pas besoin de stimulants. Elle pond ce qu’elle a à pondre. Si vous voulez des œufs, donnez-lui un régime équilibré (grains, verdure, coquilles d’huîtres broyées) et un espace extérieur. Pas de magie, juste du bon sens.
Alimentation : ce que personne ne vous dit sur la diète d’une Bourbonnaise
Beaucoup de nouveaux propriétaires croient qu’une poule se nourrit exclusivement de granulés. Concrètement, ça donne quoi pour une Bourbonnaise ? Elle doit avoir accès à un parcours herbeux d’au moins 10 m² par sujet (c’est sa taille moyenne de race), car elle adore gratter et chercher des insectes. Si elle reste trop confinée, elle peut souffrir de carences en vitamine D et en protéines animales. Je recommande : un mélange de grains (blé, maïs concassé), de verdure fraîche (orties, salade) et un complément de calcium. Évitez le pain, qui fermente dans son jabot et peut provoquer des troubles digestifs — j’ai soigné deux cas en clinique.
Santé et soins : les gestes qui font la différence
La Bourbonnaise est rustique, mais pas invincible. Ce que personne ne vous dit : elle est particulièrement sensible au parasitisme intestinal si elle vit sur un sol humide. Soyons honnêtes, en hiver, si le poulailler n’est pas nettoyé régulièrement, les coccidies peuvent faire des ravages. Voici le guide pratique que j’aurais aimé lire quand j’étais assistante :
- Symptôme : diarrhée verte ou sanglante, perte d’appétit, plumes ternes.
- Cause probable : verminose ou coccidiose.
- Quand consulter : dès que la poule reste prostrée plus de 24 heures.
- Ce qu’on peut faire soi-même : vermifuger tous les 3 mois (avec un produit acheté en pharmacie ou chez le vétérinaire), nettoyer le poulailler hebdomadairement, surélever les perchoirs.
La bonne nouvelle : si vous suivez ces gestes, la Bourbonnaise peut vivre jusqu’à 10 ans. J’ai vu des sujets de 12 ans encore actifs. Ce n’est pas si compliqué, vraiment : c’est juste de la régularité.
Où adopter une poule Bourbonnaise ? Un vrai casse-tête
Attention : c’est une race rare. Ne vous attendez pas à en trouver dans une animalerie du coin. Cherchez plutôt auprès des associations de sauvegarde (le Club de la poule Bourbonnaise tient des listes d’éleveurs), ou sur les petites annonces en ligne – mais soyez vigilant. J’ai reçu en clinique des poules vendues comme “Bourbonnaises” qui étaient en fait des croisements hybrides issus de poulaillers industriels. Le vrai signe : une masse de 2,5 à 3,5 kg pour la femelle, une queue large et arrondie, et des plumes bien serrées. Si l’éleveur ne peut pas vous montrer le pedigree ou la mère, méfiez-vous. La bonne nouvelle : les prix restent accessibles (entre 20 et 40 € pour une poulette). Investissez cet argent dans un bon élevage, vous économiserez sur les frais vétérinaires.
Bien-être quotidien : des gestes simples pour une poule heureuse
Enfin, un dernier conseil : la Bourbonnaise adore les bains de poussière. Ce n’est pas qu’une lubie, c’est indispensable pour lutter contre les parasites externes (poux rouges, poux gris). Installez un bac rempli de sable et de cendre dans son enclos. J’ai vu trop de propriétaires inquiets parce que leur poule se roulait par terre en secouant des plumes. Et c’est là que ça se complique : en fait, c’est un réflexe de survie.
Si vous devez retenir trois choses : la Bourbonnaise est robuste, calme, productive. Mais c’est une race qui demande un espace extérieur et une alimentation diversifiée. Rien d’insurmontable, vraiment.

Passionnée d’animaux depuis l’enfance, je décrypte sans jargon tout ce qui compte vraiment pour le bien-être de vos compagnons.